Pour Olivier

 

 

Tu dis que t’y comprends rien
Que peut-être tu t’en fous
Que ce désastre te dépasse
Et puis qu’à tutoyer les astres
On a du mal à être terre à terre

Tu dis que tu peux rien contre le réchauffement climatique
à part dire que son anagramme donnerait peut-être
Charmant ce fuel méfitique
Et encore
Si l’on accepte la faute d’orthographe
Et que l’on remplisse de pataraphe nos paragraphes

Et je sais bien que c’est un peu en vain
On est là, balbutiant, raturant,
On cherche à écrire l’épigraphe du premier chapitre de notre vie
Et le temps de le rédiger
On en fera une épitaphe

Parfois, tu as le cigare dans le cirage
un ange passe et nage
dans ce café qui te fait face
Tu vois que les sportifs deviennent profits
Que l’entreprise Monsanto est un poison très rémanent
Tu sais bien que le parti socialiste ne peut rien si le capital est roi
Et que ces évasions fiscales en masse prouve qu’il y a des corruptibles au trésor public
Impuissant que tu es de voir le sacre de César
Qu’une foule ivre et parvenu érige en égérie

Le scénario comique de la crise économique
Titre le canard enchainé, ce journal qui est, au fond, la canne de l’anarchie

Quel cataplasme poser contre le cataclysme qui s’annonce
Comment se faire soigneur pour accélérer la guérison
Ton vote n’a même plus valeur de véto
Et nos traces de pas nous mènent encore plus loin de notre case départ

Tu dis que t’y comprends rien
Que peut-être tu t’en fous
Que ce désastre te dépasse
Et que tu admires ceux qui savent
Et qui affirme sans sourciller que
La gravitation universelle est une loi vitale régnant sur la vie 

Gravité oui, et quelle gravité.

Mais tu sais
Je crois que personne n’y comprends vraiment rien
La vérité est, somme toute, relative
Albert Einstein disait que rien n’est établi
Et qu’en observant la courbe de l’espace-temps, on peut parfois entrapercevoir le superbe spectacle de l’amour

Si le marquis de Sade démasqua le désir, il ne tient peut être qu’à nous de devenir
Scénariste de la résistance,
Des renégats étranges,
Riche de nos rimes comme des émirs
Nous tordrons le monde à coup de mots
Car incapable de lui tordre le cou

C’est inutile, dis-tu
Sans doute
Mais c’est aussi pratique
Riant dans le train
qui nous mène prendre l’apéro à Opéra
On peut rêver d’un verre
Ou de quelqu’un qui écrit à la tierce
On peut rêver
de faire de notre étreinte une éternité

Alors vas-y Lo
Mets nous le monde sens dessus dessous
Que ça secoue le désarroi
Que ça remplisse un peu mes vers

Vas-y Lo
Mets nous un peu le monde à l’envers
Puisque de toute façon,
Il est pas drôle à l’endroit

 

 

(La plupart de ces anagrammes ont été piqué sans vergogne à  Anagrammes renversantes ou Le sens caché du monde de Étienne Klein et Jacques Perry-Salkow)

(et le dernier vers est de Jean Nohain)

(rendre à César, tout ça tout ça)

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